Emmanuel Parmentier était présent au 1er Salon Facebouquins pour signer ses deux livres « Solitudes » et « Mon copain Antoine ». L’auteur nancéen a répondu aux questions d’Obiwi.
Comment êtes-vous venu à l’écriture ?
Passionné de cinéma, j’ai d’abord découvert le milieu du septième art après un DESS en production audiovisuelle. J’ai participé à quelques tournages mais j’ai vite réalisé que c’est très difficile de percer quand on n’est pas connu. J’ai alors commencé à écrire des livres pour enfants, et ça m’a plu tout de suite. Je suis plus à l’aise avec la littérature jeunesse, c’est plus intuitif pour moi. Et plus ça va, plus je me tourne vers des histoires courtes, nouvelles ou courts romans, car je me suis rendu compte que j’étais plus efficace dans ce format.
Comment utilisez-vous Internet pour vous faire connaître ?
J’ai rencontré il y a quelques temps Luc Doyelle, également publié aux éditions Les Nouveaux Auteurs, un auteur très actif sur Internet. Sur ses conseils, je me suis créé un blog en deux jours. Je l’ai aussi suivi sur Facebook. Ce sont des outils efficaces : on devient beaucoup plus visible et on touche un nombre de personnes beaucoup plus important. Je reçois par exemple régulièrement des commandes via mon blog. Une vraie communauté se crée autour de l’auteur, on a des demandes d’amis sur Facebook, et on rencontre « virtuellement » beaucoup de monde. D’un autre côté, je suis parfois obligé de dire non ou de refuser un tchat car je suis vite submergé de demandes quand je me connecte. Mais dans l’ensemble, Internet est un outil de communication formidable.

N’existe-t-il pas d’autre moyen pour un auteur de se faire connaître ?
On peut aussi participer à des concours littéraires, selon le genre dans lequel on écrit. Pour ma part, je ne jamais trouvé cela intéressant. Pour les nouvelles ou la poésie, cela ne vaut pas trop le coup, car le prix au final est en général une somme d’argent et non une publication. Un auteur peut aussi envoyer ses textes à la presse pour être publié dans un magazine par exemple, mais les titres sont tous très formatés et les portes sont assez fermées.
Se faire publier chez un petit éditeur, est-ce la solution ?
Je suis content d’être publié chez des petits éditeurs. Cela me permet aujourd’hui de sélectionner les salons où je vais faire des signatures, et d’être invité par des libraires qui ont aimé mon livre. Mais cela n’a pas toujours été le cas : la première année, c’est moi qui les ai contactés pour faire ma promotion. Quand il n’y a pas de plan de communication, c’est à l’auteur d’aller chercher les lecteurs pour se faire connaître. Ce qui est un peu usant à la longue, je dois l’avouer. Mais cela entraîne aussi de belles rencontres avec des auteurs connus ou non, mais aussi des éditeurs et des libraires. Je comprends mieux maintenant le milieu de l’édition et le travail des libraires, par exemple. C’est très intéressant.

Que pensez-vous du Salon Facebouquins ?
C’est une super idée, très généreuse. J’aime l’idée d’un salon « hors salon », en marge du circuit habituel. Ca change, et l’organisation est top, donc ce n’est que du bonheur d’être là ! Et j’aime bien rencontrer ceux qui lisent mes livres, c’est toujours un plaisir, car on écrit pour être lu. La première journée vient de commencer et j’ai déjà vendu et dédicacé quelques livres. Et il y a une super ambiance !
Quels sont vos projets littéraires ?
Mon prochain livre paraît début novembre 2009 aux éditions Grrr… Art. Il s’appelle « C’est quoi un bon livre ». C’est un livre illustré de 40 pages, dont 10 d’illustrations. C’est l’histoire de Lucas qui doit offrir un livre à son papa pour son anniversaire. Un livre, tout le monde c’est ce que c’est. Mais un bon livre ? Lucas va commencer sa quête pour savoir ce qu’est un bon livre… Il me tarde de connaître les premiers retours. Alain Mathiot a fait un super travail sur les illustrations, je suis très content. En 2010 doit sortir également mon nouveau roman « Mon frère ». J’ai aussi en préparation des ateliers d’écriture dans des classes de collège ou lycée, dont une en zone classée difficile. C’est un travail intéressant car j’aime bien sortir des sentiers battus. Je suis impatient de savoir comment les élèves vont réagir, et ce que je vais apprendre de ces échanges.

Romans parus d’Emmanuel Parmentier :
Solitudes (recueil de nouvelles), édition Les Nouveaux Auteurs, 2008, prix public : 17 €
Mon copain Antoine (roman jeunesse), édition Edilivre Aparis, 2008, prix public : 13 €
A paraître :
C’est quoi un bon livre ?, Emmanuel Parmentier (texte)/Alain Mathiot (illustrations), éditions Grrr… Art, novembre 2009
Article paru sur Obiwi le 23 octobre 2009
Tags:auteur, écrivain, éditeur, Facebook, facebouquins, livre, roman, salon
Bonjour et merci bien tant pour votre article que pour votre soutien ! Nous publierons au fur et à mesure des photos/vidéos et revues de presse (où vous serez bien sûr) de cet évènement qui fait le buzz, sur le blog http://salonfacebouquins.over-blog.com ainsi que sur la page dédiée sur Facebook http://www.facebook.com/pages/Salon-facebouquins-des-grands-auteurs-de-la-petite-edition/154234081733 !!!
Pour information, nous avons également ouvert une communauté “Facebookiens grands auteurs” (http://www.over-blog.com/com-1124624010/Facebookiens_grands_auteurs.html) pour permettre plus de visibilité et donc de lisibilité aux auteurs en quête de notoriété !
Bonne continuation
Bonjour, merci pour votre commentaire ! De rien pour l’article, ce fut un plaisir d’être présent au 1er Salon Facebouquins et de parler de cet événement sur Obiwi. Je suis déjà fan de la page sur Facebook et suit régulièrement les infos publiés sur le blog.
En tant qu’auteur auto-édité et bientôt édité par Les Nouveaux Auteurs (selon la note du comité de lecture citoyen), j’espère aussi être présent si possible au 2e Salon côté auteur
Bravo pour cette belle initiative que je continuerai de relayer sur ce blog quoi qu’il arrive.
A bientôt
Xavier F.