Archive | octobre, 2009

Death Cab for Cutie – Grapevine Fires

26 oct

Interview : Emmanuel Parmentier, écrivain

23 oct

Emmanuel Parmentier était présent au 1er Salon Facebouquins pour signer ses deux livres « Solitudes » et « Mon copain Antoine ». L’auteur nancéen a répondu aux questions d’Obiwi.

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Passionné de cinéma, j’ai d’abord découvert le milieu du septième art après un DESS en production audiovisuelle. J’ai participé à quelques tournages mais j’ai vite réalisé que c’est très difficile de percer quand on n’est pas connu. J’ai alors commencé à écrire des livres pour enfants, et ça m’a plu tout de suite. Je suis plus à l’aise avec la littérature jeunesse, c’est plus intuitif pour moi. Et plus ça va, plus je me tourne vers des histoires courtes, nouvelles ou courts romans, car je me suis rendu compte que j’étais plus efficace dans ce format.

Comment utilisez-vous Internet pour vous faire connaître ?

J’ai rencontré il y a quelques temps Luc Doyelle, également publié aux éditions Les Nouveaux Auteurs, un auteur très actif sur Internet. Sur ses conseils, je me suis créé un blog en deux jours. Je l’ai aussi suivi sur Facebook. Ce sont des outils efficaces : on devient beaucoup plus visible et on touche un nombre de personnes beaucoup plus important. Je reçois par exemple régulièrement des commandes via mon blog. Une vraie communauté se crée autour de l’auteur, on a des demandes d’amis sur Facebook, et on rencontre « virtuellement » beaucoup de monde. D’un autre côté, je suis parfois obligé de dire non ou de refuser un tchat car je suis vite submergé de demandes quand je me connecte. Mais dans l’ensemble, Internet est un outil de communication formidable.

Rencontre avec les lecteurs au Salon Facebouquins

N’existe-t-il pas d’autre moyen pour un auteur de se faire connaître ?

On peut aussi participer à des concours littéraires, selon le genre dans lequel on écrit. Pour ma part, je ne jamais trouvé cela intéressant. Pour les nouvelles ou la poésie, cela ne vaut pas trop le coup, car le prix au final est en général une somme d’argent et non une publication. Un auteur peut aussi envoyer ses textes à la presse pour être publié dans un magazine par exemple, mais les titres sont tous très formatés et les portes sont assez fermées.

Se faire publier chez un petit éditeur, est-ce la solution ?

Je suis content d’être publié chez des petits éditeurs. Cela me permet aujourd’hui de sélectionner les salons où je vais faire des signatures, et d’être invité par des libraires qui ont aimé mon livre. Mais cela n’a pas toujours été le cas : la première année, c’est moi qui les ai contactés pour faire ma promotion. Quand il n’y a pas de plan de communication, c’est à l’auteur d’aller chercher les lecteurs pour se faire connaître. Ce qui est un peu usant à la longue, je dois l’avouer. Mais cela entraîne aussi de belles rencontres avec des auteurs connus ou non, mais aussi des éditeurs et des libraires. Je comprends mieux maintenant le milieu de l’édition et le travail des libraires, par exemple. C’est très intéressant.

Rencontre avec les lecteurs au Salon Facebouquins

Que pensez-vous du Salon Facebouquins ?

C’est une super idée, très généreuse. J’aime l’idée d’un salon « hors salon », en marge du circuit habituel.  Ca change, et l’organisation est top, donc ce n’est que du bonheur d’être là ! Et j’aime bien rencontrer ceux qui lisent mes livres, c’est toujours un plaisir, car on écrit pour être lu. La première journée vient de commencer et j’ai déjà vendu et dédicacé quelques livres. Et il y a une super ambiance !

Quels sont vos projets littéraires ?

Mon prochain livre paraît début novembre 2009 aux éditions Grrr… Art. Il s’appelle « C’est quoi un bon livre ». C’est un livre illustré de 40 pages, dont 10 d’illustrations. C’est l’histoire de Lucas qui doit offrir un livre à son papa pour son anniversaire. Un livre, tout le monde c’est ce que c’est. Mais un bon livre ? Lucas va commencer sa quête pour savoir ce qu’est un bon livre… Il me tarde de connaître les premiers retours. Alain Mathiot a fait un super travail sur les illustrations, je suis très content. En 2010 doit sortir également mon nouveau roman « Mon frère ». J’ai aussi en préparation des ateliers d’écriture dans des classes de collège ou lycée, dont une en zone classée difficile. C’est un travail intéressant car j’aime bien sortir des sentiers battus. Je suis impatient de savoir comment les élèves vont réagir, et ce que je vais apprendre de ces échanges.

Emmanuel Parmentier

Romans parus d’Emmanuel Parmentier :

Solitudes (recueil de nouvelles), édition Les Nouveaux Auteurs, 2008, prix public : 17 €

Mon copain Antoine (roman jeunesse), édition Edilivre Aparis, 2008, prix public : 13 €

A paraître :

C’est quoi un bon livre ?, Emmanuel Parmentier (texte)/Alain Mathiot (illustrations), éditions Grrr… Art, novembre 2009

Article paru sur Obiwi le 23 octobre 2009

Concert Pixies Zénith de Paris 15/10/09

16 oct

Les Pixies ont reposé leurs valises au Zénith de Paris pour 2 dates du “Doolittle tour”, tournée visant à célébrer les 20 ans de l’album éponyme. Ne nous voilons pas la face : comme pour leur tournée de reformation en 2004, celle-ci a aussi pour but de remplir le tiroir-caisse. Hier soir, par exemple, le public pouvait acheter à la sortie un enregistrement live sur CD ou clé USB du concert auquel il venait d’assister.

Nouveauté de cette tournée : la vidéo. En guise d’introduction, l’écran géant diffuse des extraits noir et blanc du film surréaliste “Un chien andalou” de Luis Bunuel (qui a inspiré le titre Debaser et son refrain “I am un chien andalusia”), sur fond de musique inquiétante. On est dans l’ambiance.

Soudain, ils arrivent sur scène : Black Francis, Joey Santiago, David Lovering, Kim Deal. Les compères d’autrefois, qui ont toujours autant de mal à communiquer avec leur public – Kim Deal mise à part – se chauffent avec toutes les faces B de l’album Doolittle enchainées. Pour les non connaisseurs, l’absence de titre connu se révèle déconcertant. Puis l’écran géant s’illumine de nouveau et affiche “Doolittle live”. Les premières notes de Debaser retentissent. Ca y est, c’est parti !

Les Pixies jouent l’album en intégralité et… dans l’ordre. Pas très original. Mais l’album est un enchaînement de tubes, repris en choeur par la foule qui connaît par coeur tous ces morceaux qui ont bercé sa jeunesse. L’ajout de la vidéo sur l’écran géant apporte un véritable plus au concert, les Pixies n’étant pas réputé pour leur jeu de scène. Les clips, qui collent à l’ambiance de chaque titre, emportent les spectateurs dans l’univers surréaliste et brutal des Pixies, entre deux cris de Black Francis.

Visiblement contents de jouer ensemble, les quatre musiciens de Boston reviennent sur scène pour deux rappels. Sur ces bonus, l’album précédent Surfer Rosa a la part belle. Là encore, les morceaux sont de très haute qualité, et ni Caribou ni Nimrod’s Son ne viennent rabaisser le niveau du rouleau compresseur Doolittle joué précédemment.

Pour un final en beauté, les Pixies entonnent Where is my Mind et ses choeurs qui ravissent le public du Zénith debout. Que dire de ce concert ? Une qualité sonore excellente (bien meilleure qu’en 2004), un Black francis irréprochable au chant, et une Kim Deal à la voix toujours envoûtante. Et un son inégalable, inégalé, couplets calmes/refrains hurlés, une marque de fabrique que les lutins du rock ont déposé hier soir à Paris de la plus belle façon.

Si la question d’un futur album peut toujours se poser, une chose est certaine : les Pixies n’ont rien perdu de leur talent musical, et la scène rock actuelle est en train de le redécouvrir. Les Pixies sont à la mode : toujours au courant des tendances musicales, Apple a choisi la chanson Debaser de l’album Doolittle pour la publicité du nouveau jeu Rock Band sur iPhone. On en redemande !

La setlist est disponible ici

Twitter bientôt en français

13 oct

D’après un article paru sur zdnet.fr, Twitter va bientôt gazouiller en français. “Enfin !”, a-t-on envie de remarquer. On peut en effet se demander pourquoi le service de microblogging n’a pas traduit plus tôt son site dans plusieurs langues européennes. Aujourd’hui, Twitter n’est disponible qu’en anglais et en… japonais.

Prochaines langues disponibles : allemand, français, espagnol et italien. Pour ce gros travail de traduction, Twitter demande de l’aide à ses utilisateurs. Sous la responsabilité de 25 “traducteurs en chef” déjà choisis par le réseau social, des utilisateurs des pays concernés pourront contribuer à ce grand chantier linguistique.

Espérons que l’arrivée d’un Twitter francophone aura le même effet sur le site que lors de l’arrivée de la version française de Facebook, son concurrent direct. Certes, la part de Français à connaître Twitter est passée de 4% à 28% en 1 an. Mais seuls 2% twittent de façon régulière dans l’Hexagone. Vite, on veut gazouiller !

Pixies – Debaser

13 oct

RDV les 15 et 16 octobre au Zénith de Paris pour le Doolittle tour !

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